vendredi 15 décembre 2017

Censure de Sayed Hasan (Nasrallah) sur Youtube


Un extrait du dernier discours du Secrétaire Général du Hezbollah appelant à la libération d’Al-Quds (Jérusalem) et de la Palestine a été supprimé presque immédiatement après sa mise en ligne (il est accessible sur Vimeo et Facebook), au prétexte d’un « non-respect des règles concernant le contenu violent ou choquant de YouTube ». Youtube ne détaille jamais plus avant les raisons de ses suppressions, renvoyant simplement à son Règlement. Pour compléter ce cadre kafkaïen, une contestation est possible, mais en 200 caractères maximum (espaces compris). 

J’ai immédiatement effectué cette procédure d’appel, mais en vain, ma contestation ayant été rejetée en moins de 24h, sans explications – ce qui rend toute autre procédure d’appel impossible pour 60 jours. Je l’avais déjà fait pour une vidéo précédente de 2015 qui m’a valu un avertissement dernièrement, et je n’ai aucun retour de Youtube après près de deux mois (sa transcription est disponible ici : Daech est l’allié d’Israël et vise La Mecque et Médine).

 
Comme on peut le voir dans les textes des deux discours incriminés de Sayed Hassan Nasrallah, il n’y a rien de légalement répréhensible dans ses propos (pas d’appels à la haine, au meurtre, etc.), simplement un appel à lutter contre Daech et contre Israël, avec une annonce de libération prochaine de la Palestine, certes par la force : rappelons que la lutte armée contre un occupant est légitime selon les conventions internationales (Résolution 37/43 des Nations Unies du 3 décembre 1982 réaffirmant « la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée ») – et au démantèlement de l’Etat colonial, raciste et terroriste qu’est Israël, champion des violations du droit international et des droits de l’homme.

Cette suppression-éclair (en moins d’une demi-heure), ainsi que celles qui l’ont précédée, confirment que la liberté s’arrête aux frontières (interminablement extensibles) d’Israël, et que c’est bien la personne même de Sayed Hassan Nasrallah qui est victime de la censure de Youtube, également traqué par les cyber-délateurs de Tsahal, surtout en cette période très sensible. Elle s’inscrit dans le processus de suppression de toutes les chaînes relayant la voix de l’Axe de la Résistance en Occident, à travers une parodie de procédure légaliste qui bafoue la justice, la liberté d’expression et le droit à l’information. La principale chaine traduisant les discours de Sayed Hassan Nasrallah en français et en anglais avait peu de chances d’y échapper. Rappelons qu’après trois avertissements, une chaîne est purement et simplement supprimée, ce qui en l’occurrence détruirait cinq ans d’archives précieuses (400 vidéos, plus de 6 millions de vues et bientôt 10 000 abonnés). Mais elle a l’avantage de confirmer l’importance de ce travail de traduction, et constitue un encouragement à le poursuivre et même à redoubler d’efforts.

Que peut-on faire face à cela ? Soutenir ce travail en suivant le blog et en s’abonnant à la chaîne Youtube Sayed Hasan (tant qu’elle existe), ainsi qu’aux comptes Dailymotion et Viméo de secours ; dénoncer cette censure et protester auprès de Google (voir ci-dessous) ; télécharger, (re)publier et partager les vidéos existantes au maximum (les sous-titres peuvent être obtenus avec Downsub, etc.), en privilégiant les plateformes alternatives – Dailymotion, Viméo, RuTube, etc. Comme le disait Sayed Hassan Nasrallah, les menaces doivent être transformées en opportunités, la lutte doit continuer, et la victoire n’a jamais été aussi proche.

Sayed Hasan

Pour contacter Google France : 8 rue de Londres, 75 009 Paris
Par téléphone : 01 42 68 53 00

Proposition de courrier/courriel type ci-dessous


Proposition de lettre-type :
Objet : Suppression d’une vidéo appelant à l’application du droit international

Madame, Monsieur,

Je vous écris pour protester contre la suppression d’une vidéo sur Youtube (https://www.youtube.com/watch?v=HoPAu9-gVSk)  le 14 décembre 2017, au prétexte d’un « non-respect des règles concernant le contenu violent ou choquant de YouTube », dont la transcription peut être retrouvée ici : http://sayed7asan.blogspot.fr/2017/12/hassan-nasrallah-nous-allons-liberer-al.html

La section du Règlement concernée par la violation alléguée a pour intitulé le contenu visuel ; or, le  seul contenu visuel de cette vidéo est un discours du Secrétaire Général du Hezbollah face à des manifestants, et ne présente absolument aucune image violente ou choquante. 

Dans cette section du règlement, il est aussi question de l’interdiction de l’incitation à la violence. Dans ce discours, Hassan Nasrallah appelle effectivement les Palestiniens et la Ligue Arabe à la lutte armée contre Israël et à la libération de la Palestine, au sein des territoires reconnus comme occupés par le droit international (cf. la Résolution 242 du 22 novembre 1967 exigeant le « Retrait des forces armées israéliennes des territoires occupés »). Cependant, appeler à la lutte contre un occupant et à l’auto-détermination d’un peuple sur l’ensemble de son territoire n’est pas un appel à la haine ou au meurtre, mais simplement un appel à l’application des résolutions de l’ONU qui légitiment la lutte armée contre un occupant (cf. la Résolution 37/43 des Nations Unies du 3 décembre 1982 qui « Réaffirme la légitimité de la lutte des peuples pour l’indépendance, l’intégrité territoriale, l’unité nationale et la libération de la domination coloniale et étrangère par tous les moyens disponibles, y compris la lutte armée »). A ce titre, des vidéos comme les discours du Général de Gaulle appelant à la résistance contre le nazisme ou ceux d’Aimé Césaire contre le colonialisme par le passé, ou à la lutte contre le terrorisme aujourd’hui, voir tout discours politique dans un cadre guerrier, n’auraient pas (eu) leur place sur Youtube d’après cette compréhension littéraliste de votre Règlement. C’est du reste ce que suggère la suppression d’une autre vidéo de Sayed Hassan Nasrallah appelant à se soulever contre Daech, dont le texte est disponible ici : http://sayed7asan.blogspot.fr\2015\02\hassan-nasrallah-letat-islamique-veut.html ? A moins que ce ne soit la question d’Israël qui soit un tabou. Si c’est le cas, votre plateforme ne saurait se prétendre neutre et apolitique, ni même prétendre à un rôle informatif en ce qui concerne l’actualité internationale, qui fait la part belle aux conflits.

Au-delà du droit international, pour souligner le fait qu’il ne s’agit nullement d’un appel à la haine contre une communauté spécifique, ce qui serait répréhensible selon la loi, même des personnalités et organisations juives ont appelé au démantèlement de l’Etat colonial, raciste et terroriste qu’est Israël, champion des violations du droit international et des droits de l’homme. Sur la chaîne Youtube même de l’une d’entre elles, (https://www.youtube.com/watch?v=qCFCt2vZ8L4), on peut voir les Neturei Karta, orthodoxes juifs, brûler publiquement un drapeau israélien en plein Jérusalem pour exprimer leur opposition à l’existence même de cet Etat (voir Why Orthodow Jews are opposed to a Zionist State). Cela n’a, à juste titre, pas été dénoncé et/ou considéré comme un contenu violent ou choquant, mais comme un message politique parfaitement légitime relevant pleinement de la liberté d’expression.  

En cette période particulièrement sensible suite à la reconnaissance unilatérale de Jérusalem par Donald Trump comme capitale d’Israël, en violation de la résolution 242 des Nations Unies et du consensus international, supprimer la voix d’une organisation résistante qui a participé à la libération de son territoire de 1982 à 2000, à la lutte contre Daech de 2013 à aujourd’hui, fait partie du gouvernement libanais reconnu par l’ensemble de la communauté internationale, est soutenue par des millions de personnes de toutes confessions à travers le monde, et, du moins en ce qui concerne Israël, relaye l’opinion de plus d’un milliard de musulmans dans le monde, constitue un acte de censure indigne qui contrevient à la liberté d’expression et au droit à l’information.

J’espère que vous pourrez procéder à la reconsidération de cette décision, qui met en danger de suppression cinq ans d’archives précieuses à l’actualité et à l’histoire (400 vidéos, plus de 6 millions de vues et bientôt 10 000 abonnés).

En vous remerciant par avance de votre attention,

Cordialement,

[Signature]

jeudi 14 décembre 2017

Hassan Nasrallah: we are about to liberate Al-Quds (Jerusalem) and all of Palestine (CENSORED BY YOUTUBE)

Speech by Hezbollah Secretary General Sayed Hassan Nasrallah on December 11, 2017, at the protest in Beirut denouncing Donald Trump’s decision to recognize Al-Quds (Jerusalem) as the capital of Israel



Video censored by Youtube.


Transcript:

[...] (Against the decision of Trump), the least (degree of faith) here would be that the Palestinian Authority, the Arab League and the Organization of Islamic Cooperation (who will meet) in Istanbul in two days decree the end of the peace process. The Arab peace initiative should no longer be on the table. They have to tell the Americans: “It’s over. There is nothing left on the table. If you cancel this decision, we will come back to discuss around the table.” Even at the political and tactical levels, it is a strong, influential and effective logic, though of course we do not believe for a moment in (the efficiency or the legitimacy of) the way of negotiations.

Thirdly, the most important thing, my brothers and sisters, is that the answer to Trump’s decision be an Intifada, as called for by the Palestinian leaders. Not we in Lebanon, nor anyone else in the Resistance Axis or anywhere in the world, can impose on the Palestinians what they must do. Palestinians have always been the first in the Resistance, taking the initiative by themselves and before everyone else, as they also did in the popular struggle and the Intifada. And in this school they have always been very great teachers. The Palestinians themselves are the ones who decide what to do, and it is they who declare (the need for an Intifada), and we (merely) repeat it after them, to assume our responsibility together by their side... Yes, O my brothers and sisters, I want to say today that the absolutely most important answer to Trump’s decision – which constitutes an act of war – is the outbreak of a third Palestinian Intifada. The outbreak of a third Palestinian Intifada throughout all the occupied Palestinian land. This is the great and true answer. It is the responsibility of the Palestinians in the first place, and the entire Arab and Muslim world must stand with them and help them.

And I declare today that I speak not only on behalf of Hezbollah, but on behalf of the entire Resistance Axis (Iran, Syria, Hezbollah, Iraq, Yemen). I know their opinion and their position very well, being in constant contact with all, whether States, peoples or factions and (armed) movements. I want to declare this:

Hassan Nasrallah : nous allons libérer Al-Quds (Jérusalem) et toute la Palestine (CENSUREE PAR YOUTUBE)

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 11 décembre 2017, lors de la manifestation à Beyrouth dénonçant la décision de Donald Trump de reconnaître Al-Quds (Jérusalem) comme capitale d’Israël 




Vidéo censurée par Google et republiée sur Vimeo et Facebook

Voir Censure de Sayed Hasan (Nasrallah) sur Youtube


Transcription : 

[…] (Face à la décision de Trump), le moindre degré de foi (la moindre des choses) ici serait que l’Autorité palestinienne, la Ligue Arabe et l’Organisation de Coopération Islamique (qui va se réunir) à Istanbul dans deux jours décrètent l’arrêt du processus de paix. L’initiative de paix arabe ne doit plus être sur la table. Ils doivent dire aux Américains « C’est terminé. Il n’y a plus rien sur la table. Revenez sur cette décision, et on reviendra discuter autour de la table. » Même sur les plans politique et tactique, c’est une logique de force, influente et efficace, même si de notre côté nous ne croyons pas un seul instant en (l’efficacité ou la légitimité de) la voie des négociations.  

Troisièmement, le plus important reste, ô mes frères et sœurs, que la réponse à la décision de Trump soit une Intifada, comme y ont appelé les dirigeants palestiniens. Nous ne pouvons pas, nous autres au Liban, pas plus que quiconque dans l’Axe de la Résistance ou n’importe où dans le monde, imposer aux Palestiniens ce qu’ils doivent faire. Les Palestiniens ont toujours été les premiers dans la Résistance, prenant l’initiative d’eux-mêmes et avant tout le monde, ainsi que dans la lutte populaire et l’Intifada. Et dans cette école, ils ont toujours été de très grands Professeurs. Les Palestiniens eux-mêmes sont ceux qui décident de ce qu’ils doivent faire, et ce sont eux qui déclarent (la nécessité d’une Intifada), et nous le répétons après eux, pour assumer notre responsabilité ensemble à leurs côtés… Oui, ô mes frères et sœurs, je veux dire aujourd’hui que de manière absolue, la plus importante réponse à cette décision de Trump qui constitue un acte de guerre est le déclenchement d’une troisième Intifada palestinienne. Le déclenchement d’une troisième Intifada palestinienne dans l’ensemble de la terre de Palestine occupée. Telle est la grande et véritable réponse. C’est la responsabilité des Palestiniens en premier lieu, et tout le monde arabe et musulman doit se tenir à leurs côtés et les aider. 

Et je déclare aujourd’hui que je vais m’exprimer non pas seulement au nom du Hezbollah, mais au nom de l’ensemble de l’Axe de la Résistance (Iran, Syrie, Hezbollah, Irak, Yémen). Et je connais leur avis et leur position, étant en contact constant avec tous, qu’il s’agisse des Etats, des peuples ou des factions et mouvements (armés). Je veux déclarer ceci :  

O mes frères et sœurs, ô peuple de Palestine et ô peuples de la région. Aujourd’hui, l’Axe de la Résistance et les pays de l’Axe de la Résistance sortent de l’épreuve des années passées (face à Daech), et malgré les blessures et les maux subis, ils en sortent triomphants, forts, (plus) raffermis (que jamais). Cet Axe de la Résistance est sur le point de mettre fin à ses luttes dans la région, et d’infliger une défaite à tous les instruments takfiris qu’ont (vainement) utilisés les Etats-Unis et Israël pour le faire tomber et l’anéantir. 

Aujourd’hui, l’Axe de la Résistance va retrouver pour préoccupation première et priorité principale, et consacrer tout son temps (et toutes ses capacités), et notamment le Hezbollah, à AlQuds (Jérusalem), à la Palestine, au peuple palestinien, à la résistance palestinienne dans toutes ses factions, bataillons, brigades et forces – et nous comptons sur eux tous –, (et nous sommes prêts) à nous tenir à vos côtés. Aujourd’hui, j’appelle au rassemblement de l’ensemble des Résistants, à former nos rangs (de bataille) après ces années de disette (pour la Palestine), à panser les blessures et les souffrances qui ont frappé ce corps noble (la Palestine) durant les dernières années.


J’appelle toutes les factions de Résistance dans la région – (oui), toutes les factions de Résistance dans la région, et tous ceux qui croient en la Résistance dans la région, à se contacter et à se réunir pour placer… La position générale est claire, et personne ne la discute car elle est définitive : nous devons faire face à cette agression pour libérer Al-Quds (Jérusalem) et pour qu’elle soit préservée, ainsi que la cause palestinienne, face aux tentatives de la liquider. (J’appelle toutes les factions de la Résistance) à se rencontrer. Dans quel but ? Pour se mettre d’accord sur une stratégie unique de confrontation, pour que nous combattions (Israël et les Etats-Unis) tous ensemble avec une stratégie commune, claire et (précisément) délimitée, et planifiions des étapes concrètes sur le terrain et des actions concertées et complémentaires par lesquelles les rôles seront clairement répartis et les efforts se complèteront dans cette confrontation majeure. Et nous, au Hezbollah et dans la Résistance Islamique au Liban, nous assumerons pleinement notre responsabilité à cet égard. 


O peuple palestinien, ô peuples de la région, vous devez avoir foi en votre Dieu, en la promesse que vous a faite Dieu le Très-Haut : « Si vous soutenez (la cause de) Dieu, Il viendra à votre secours et raffermira vos pas. » [Coran, 47, 7] Et « Si Dieu vous apporte secours, aucune force ne pourra vous vaincre. » [Coran, 3, 160]. Si Dieu nous assiste dans notre action, notre unité, nos réunions, nos responsabilités (pleinement) assumées, notre présence massive sur les champs de bataille et sur les places (pour manifester), l’absence de discorde, de peur et de recul dans nos rangs, Dieu nous accordera la victoire. Ayez confiance en votre Seigneur, en votre Communauté (islamique), dont on veut vous faire désespérer, ayez confiance en les mouvements de Résistance et en l’Axe de la Résistance, qui n’est jamais entré dans un champ de bataille sans en ressortir victorieux, l’Axe de la Résistance qui a fait sortir la Communauté de l’ère des défaites pour la faire entrer dans l’ère des victoires.

O mes frères et sœurs, et ô peuple de Palestine : ils ont voulu que cette décision soit le début de la fin pour Al-Quds et pour la cause palestinienne. Unissons-nous donc pour faire de cette décision américaine stupide et perfide le début de la fin de cette entité usurpatrice, pour toujours ! Et que notre slogan, notre voie et notre programme soient « Mort à Israël » ! [La foule de manifestants scande « Mort à Israël ! »] Nous devons transformer cette menace en opportunité, ce danger en succès et cette défaite diplomatique et politique des gouvernements arabes en victoire pour la Communauté, pour les peuples, pour la Palestine et pour les lieux saints.

Aujourd’hui ou hier – pour qu’on ne dise pas que je n’ai pas commenté ce fait –, Netanyahu, depuis Paris, menace le Liban, la Résistance au Liban et les Libanais, leur promettant telle ou telle (chose). Il souhaite par là nous détourner (de la question essentielle), il veut que la question du jour soit les armes du Hezbollah, ses missiles (et non Al-Quds), et il parle de fabrication de missiles au Liban. Je ne lui répondrai pas aujourd’hui (car) il faut que nous restions concentrés et rivés sur notre cause centrale, Al-Quds, la capitale éternelle (de la Palestine), Al-Quds que nous n’abandonnerons jamais, Al-Quds au sujet de laquelle le peuple palestinien proclame – et nous aussi Libanais, ainsi que tous nos peuples arabes et islamiques, nous répétons avec le peuple palestinien : « Nous nous dirigeons vers Al-Quds par millions, (aspirant au) martyre ! » [La foule scande longuement : « Nous nous dirigeons vers Al-Quds par millions, (aspirant au) martyre !! »]



Dans cette atmosphère où on veut que vous, que le peuple palestinien et que la Communauté soient au désespoir, je vous dis en toute confiance et en toute certitude – et je ne me base là ni sur l’interprétation d’un de mes rêves ni sur des traditions prophétiques, mais sur (la logique la plus élémentaire qui dit que) 1 + 1 = 2, les équations (actuelles), les victoires (acquises), les règles de la confrontation, les capacités qui sont actuellement préparées, l’Axe de la Résistance qui se réveille à nouveau (à la cause palestinienne comme point de mire), les développements qui se déroulent dans le monde, et la confiance en la promesse de Dieu Exalté et Très-Haut –, la décision de Trump sera le début de la fin pour Israël, avec la volonté de Dieu ! [La foule scande longuement : « Nous sommes à tes ordres, ô Nasrallah »]


C’est ce que je voulais (dire) aujourd’hui, je ne vais pas être plus long que je l’ai déjà été, mais tel est notre serment, telle est notre position, tel est notre engagement, et cela pour l’éternité. Nous, au Liban, le pays de la Résistance, le peuple de la Résistance, le pays des sacrifices et des martyrs, le pays des grands (hommes) et des hommes d’exception, et le pays des victoires, nous étions avec la Palestine avant même 1948, nos pères et de nos grands-pères (luttaient déjà à leurs côtés). Nous sommes toujours restés avec la Palestine, et nous resterons avec la Palestine, jusqu’à ce que les musulmans (du monde entier) prient (librement) dans la mosquée Al-Aqsa, et que les chrétiens (du monde entier) prient (librement) dans l’Eglise de la Résurrection (après la disparition d’Israël). Et nous déclarons et répétons à nouveau : nous n’abandonnerons jamais la Palestine, nous n’abandonnerons jamais Al-Quds, nous n’abandonnerons jamais notre (mosquée) Al-Aqsa, car elle représente aujourd’hui la cause pour laquelle s’est sacrifié Aba Abdillah al-Hussein (petit-fils du Prophète et 3e Imam du chiisme, massacré avec sa famille et ses partisans par l’armée de Yazid b. Mu’awita, tyran usurpateur du trône de la communauté musulmane), paix sur lui, au sujet duquel nous concluons comme nous avons commencé en proclamant : « Je ne t’ai pas abandonné, ô Hussein ! » [La foule scande : « Je ne t’abandonnerai jamais, ô Hussein ! »]

Que la paix de Dieu soit sur vous, ainsi que Sa Miséricorde et Ses Bénédictions. Dieu nous accordera bientôt une victoire éclatante, par Sa Volonté. [La foule scande : « O Allah ! O Allah ! Protège pour nous Nasrallah ! »]

lundi 11 décembre 2017

Hassan Nasrallah: The Palestinian Cause and Al-Aqsa Mosque are in mortal danger

Hezbollah Secretary-General Sayed Hassan Nasrallah's speech on December 7th, 2017, following Donald Trump's decision to recognize Al-Quds (Jerusalem) as the capital of Israel



Transcript:
 
[...] The subject of my talk tonight is the recent US decision announced yesterday by the President of the United States of America regarding his recognition of Al-Quds (Jerusalem) as the capital of “Israel” in quotes (or rather) of the Zionist entity.  
 
But before I begin, while we're still in the atmosphere of these blessed commemorations, I want to address my congratulations to all Muslims of the world during these days of the anniversary of the birth of the Greatest Prophet, the Seal of Prophets, Muhammad b. Abdullah, peace be upon him and his family, and of the blessed birth of his descendant Imam Ja'far al-Sadiq, peace be upon him. 
 
O my brothers and sisters! As was said yesterday in more than one place in the Arab and Islamic world, we have the feeling of being faced with a new Balfour Declaration, a second Balfour Promise. Is it a coincidence or calculation, (exactly) 100 years after the first Balfour Declaration, a second Balfour Promise falls upon us.  
 
I want to talk about three points here as concisely as possible, despite the large number of points that should be developed on this matter. The first point concerns the understanding (of the nature and magnitude) of the dangers of this American decision, and some of the dangers that add themselves to it. The second point will evoke certain facts on which this American decision sheds light, namely what it means, what it shows and what it reveals. The third point is the stance that is required. And finally a conclusion. 

samedi 9 décembre 2017

Hassan Nasrallah : la cause palestinienne et la mosquée Al-Aqsa sont en danger mortel

Discours du Secrétaire Général du Hezbollah, Sayed Hassan Nasrallah, le 7 décembre 2017, suite à la décision de Donald Trump de reconnaître Al-Quds (Jérusalem) comme capitale d’Israël 



Transcription : 

[Au nom de Dieu, le Clément, le Miséricordieux. 

Louange à Dieu, Seigneur des Mondes, et que les prières et les salutations soient sur notre Maître et Prophète, le Sceau des Prophètes Abul Qasim Muhammad b. Abdillah, sur sa famille excellente et purifiée, sur ses compagnons choisis et fidèles ainsi que sur l’ensemble des Prophètes et Envoyés. 

Que la paix soit sur vous tous, ainsi que la Miséricorde et les Bénédictions de Dieu.] 

Le sujet de mon intervention de ce soir est la décision américaine récente annoncée hier par le Président des Etats-Unis d’Amérique quant à sa reconnaissance d’Al-Quds (Jérusalem) comme capitale d’ « Israël » entre guillemets, (ou plutôt) de l’entité sioniste. 

Mais avant de commencer (mon propos), je me dois, alors que nous sommes toujours dans l’ambiance de ces commémorations bénies, d’adresser mes félicitations à l’ensemble des musulmans du monde à l’occasion de l’anniversaire de la naissance du Plus Grandiose des Prophètes ces jours-ci, le Sceau des Prophètes, Muhammad b. Abdillah, paix et bénédictions de Dieu sur lui et sur sa famille, ainsi que la naissance bénie de son descendant l’Imam Ja’far al-Sadiq, paix sur lui. 

O mes frères et sœurs ! Comme cela a été dit hier dans plus d’un endroit du monde arabe et islamique, nous avons le sentiment d’être face à une nouvelle Déclaration Balfour, une seconde Promesse Balfour. Est-ce une coïncidence ou un calcul, (exactement) 100 ans après la première Déclaration Balfour, une seconde Promesse Balfour nous frappe. 

Je souhaite parler de trois points à ce sujet, avec (toute) la concision possible, malgré le grand nombre de points qui devraient être développés à ce sujet. Le premier point concerne la compréhension (de la nature et de l’ampleur) des dangers de cette décision américaine, et de certains des dangers qui s’y ajoutent. Le second point évoquera certaines causes et conséquences de cette décision américaine, à savoir ce qu’elle signifie, ce qu’elle démontre et ce qu’elle révèle. Le troisième point sera la prise de position qui s’impose. Et enfin une conclusion. 

Premièrement, en ce qui concerne la compréhension des dangers entraînés par la décision américaine. Si nous comprenons l’ampleur des dangers entraînés par cette décision, cela constituera un encouragement pour nous tous à agir et à assumer nos responsabilités, et également, par ailleurs, à ne pas écouter les voix qui vont s’élever dans les prochains jours, lorsque chacun fera part de sa position, je m’attends à ce que nous entendions des voix dans le monde arabe et islamique qui affirmeront que ce qui s’est passé n’a pas d’importance ou de valeur, qu’il ne s’est rien passé (qu’il n’y a pas de quoi s’inquiéter), et par conséquent, (nous entendrons malheureusement) des démentis quant à l’importance et aux dangers de cette décision.   

En considérant les dangers (impliqués par cette décision), une brève introduction : nous savons tous que l’ennemi israélien, cette entité et ses dirigeants, par principe, ne respectent pas les résolutions internationales – c’est quelque chose de prouvé et d’établi, il suffit de considérer l’ensemble des résolutions internationales (s’appliquant à Israël) –, ils ne respectent pas les conventions internationales, ils ne respectent pas les accords internationaux, et ils ne respectent même pas les accords qu’ils ont eux-mêmes (élaborés et) signés. Leurs intérêts priment sur tout et ont toujours le dernier mot. Et ils ne respectent même pas ce qu’on appelle la communauté internationale ou la volonté internationale. Ils se moquent de ce que disent les pays arabes, les pays islamiques, les pays européens – oui, même les européens –, les Russes, la Chine, l’Amérique Latine, le Canada ou l’Australie. Pour cette entité, la seule chose qui importe fondamentalement, ce sont les Etats-Unis d’Amérique et la position américaine. C’est (une réalité) bien connue. 

Et par conséquent, durant les décennies passées, les gouvernements successifs de l’ennemi ont essayé de prendre possession d’Al-Quds, de s’en emparer, à tous les égards : humainement, au niveau des habitants, des lieux saints, à tous les niveaux. Mais les gouvernements américains successifs également, au prétexte d’être les garants de la paix, de parrainer les négociations, de veiller (impartialement) à respecter l’équilibre entre les pays de la région, entre Israël et ses alliés arabes, etc., autorisaient parfois de manière limitée, et parfois interdisaient, les mesures israéliennes (d’accaparement graduel) d’Al-Quds. Par exemple, en ce qui concerne le processus d’expulsion progressive des Palestiniens d’Al-Quds, petit à petit, parfois les Etats-Unis détournaient le regard et permettaient ces expulsions – comme on dit, ils fermaient les yeux –, et parfois ils les interdisaient et prenaient une position (contre). Tout avançait dans ce cadre (de faux-semblants). En ce qui concerne la construction de colonies, même chose, elle se faisait petit à petit : parfois ils s’y opposaient, parfois ils la facilitaient, parfois ils détournaient le regard. En ce qui concerne l’appropriation de maisons et de biens des Palestiniens, même chose. En ce qui concerne l’avancée progressive vers la mosquée Al-Aqsa, même chose. Ainsi, la position américaine constituait une protection ou un encouragement, d’une manière ou d’une autre, faisant en sorte qu’Israël ne s’empare pas (ouvertement et) d’un seul coup de toute la ville, et que le projet sioniste à Al-Quds ne s’accomplisse pas complètement (d’un seul coup mais graduellement). 

Si nous sommes attentifs (aux données de) cette introduction, nous comprendrons le danger de la nouvelle décision américaine. Car que leur a dit Trump ? Il leur a dit : « Cette (ville) d’Al-Quds, toute entière, Ouest et Est, est à vous, c’est votre terre, c’est votre capitale. Elle est soumise à votre souveraineté. » Par conséquent, c’est fini, l’encouragement tactique américain, qui s’expliquait par la diplomatie, la politique des (pseudo-)négociations, de la mesure et de l’équilibre des positions entre l’entité sioniste et les pays arabes et islamiques, tout cela s’est écroulé hier, abattu par un coup fatal. Maintenant, le gouvernement ennemi, Netanyahu et son parti, n’ont plus d’obstacles face à eux, après cette position américaine. Et cela nous amène à entrer dans quelques détails au sujet des dangers. Je vais les énumérer de manière progressive, jusqu’au plus grand danger. 

Premièrement, les habitants palestiniens d’Al-Quds Est : quel sera leur sort après cette décision américaine ? Est-ce que la nationalité israélienne leur sera imposée ? Comme pour les Palestiniens de 1948 ? Ou est-ce qu’ils seront expulsés ? Etc., etc., etc. Qu’est-ce qui les attend ? Si par le passé il y a avait des limites au sujet de l’expulsion des Palestiniens d’Al-Quds, après cette décision, les portes sont ouvertes (à tout). 

Deuxièmement, quel est l’avenir des biens des Palestiniens à Al-Quds ? Par le passé, on a vu dans les médias de (tragi-)comédies israéliennes : ils s’emparaient d’une maison ici, de deux maisons là, ils construisaient une maison ici ou là, tantôt au prétexte de violations de la loi, d’absence de permis de construire, etc., etc. Mais maintenant, quel sera le sort de ces biens ? L’accaparement (par Israël) ? La destruction ? Car maintenant, en ce qui concerne la souveraineté, c’est terminé, il n’y a plus aucune interdiction américaine, et les Israéliens se comporteront avec une souveraineté totale. Donc les biens des Palestiniens, leurs maisons, leurs propriétés, leurs champs, leurs terres à Al-Quds (sont tous sous menace imminente d’accaparement ou de destruction). 

Troisièmement, par le passé, si une colonie était construite, cent ou deux cents maisons, et que les voix (de protestation) des Européens s’élevaient, que les Américains leur disaient « Fermezla » et « Restez tranquilles », maintenant, nous allons assister à un mouvement de colonisation massif et rapide, sans aucun obstacle et sans aucune limite à l’intérieur de l’Est d’Al-Quds et dans toute l’agglomération de la ville d’Al-Quds. 

Quatrièmement, Al-Quds va s’étendre davantage en direction de la Cisjordanie, sous l’intitulé du « Grand Al-Quds ». Demain, tout ce qui avoisine Al-Quds sera intégré au « Grand Al-Quds ». Et cela sera même acté dans les négociations, s’il peut encore y avoir des négociations. 

Et à ce niveau – en ce qui concerne les habitants, les propriétés, les maisons et les colonies, la colonisation, tout ce qu’ont fait les Israéliens durant des décennies, ils feront bien davantage en une période de temps très restreinte. Et c’est là un grand danger.  

Cinquièmement, et on arrive également aux plus grands dangers, le sort des lieux saints de l’Islam et du Christianisme. Auparavant, Al-Quds avait un statut spécial, reconnu par la communauté internationale, etc. Maintenant, que reste-t-il de ce statut spécial ? Rien du tout. La souveraineté sur les lieux saints musulmans et chrétiens, selon la reconnaissance américaine, appartient aux Israéliens. Et ils sont libres de faire ce qu’ils veulent. Et nous entendons depuis le début, et durant ces dernières années, des voix qui s’élèvent, affirmant que c’est l’occasion historique de reconstruire le Temple [juif de Salomon, ce qui implique la destruction de la mosquée Al-Aqsa], et de réaliser les projets sionistes à cet égard. Après cette déclaration, on peut en toute franchise affirmer que les lieux saints musulmans et chrétiens sont en grand danger, qu’on doit tirer la sonnette d’alarme, mais ce qui est en plus grand danger encore, c’est la mosquée Al-Aqsa elle-même. La mosquée Al-Aqsa elle-même. Que personne ne soit surpris si un jour, avec tout ce qui se passe dans le monde, on se réveille un matin et qu’on s’entende dire qu’il y avait des cavités sous la mosquée Al-Aqsa, qu’on ne sait pas ce qui s’est passé, qu’un tunnel a été creusé ou un mur détruit et que la mosquée a été (accidentellement) détruite, ne nous en voulez pas Mesdames, Messieurs. Cela peut se produire n’importe quelle nuit, à n’importe quel instant. Donc le sort même des lieux saints musulmans et chrétiens, surtout la mosquée AlAqsa, (est gravement menacé). 

Sixièmement, l’avenir de la cause palestinienne dans son ensemble. Car Al-Quds est le cœur même de la cause palestinienne, son socle, son Axe, son fondement. Lorsque de fait, Al-Quds est retirée de cette cause, qu’en reste-t-il ? Il n’en reste rien. Aujourd’hui, que dit Trump aux Palestiniens et au peuple palestinien, aux communautés arabe et islamique et au monde entier ? « Il  n’y a plus de cause palestinienne. C’est terminé. Il y a des individus Palestiniens, certains sont présents à l’intérieur de (l’entité) ‘Israël’ d’après leurs termes, certains sont à l’extérieur, il faut trouver une solution. Voyons donc où on peut les loger, les installer, peut-être qu’on peut les emmener en Jordanie ou leur donner le Sinaï (égyptien), leur donner une sorte d’autonomie administrative. Et que faire de ceux qui sont à Gaza ? » Telle est (toute) l’étendue de la question. 

Mais quant à la cause palestinienne, le cœur et le fondement de la cause palestinienne qu’est AlQuds, en ce qui concerne les Etats-Unis, cette question a pris fin hier. Et cela même pour ceux qui croient en la voie des négociations (ce qui n’a jamais été le cas du Hezbollah). Et à plus forte raison pour l’avenir de l’Etat palestinien indépendant dont la capitale est la sainte Al-Quds. Que reste-t-il d’Al-Quds pour les Américains, qui puisse être négocié et obtenu (pour capitale de la Palestine) ? Indépendamment (des différences entre ceux qui) revendiquent la Palestine (toute entière) de la Mer (Méditerranée) au fleuve (Jourdain), qui acceptent les frontières de 1967 de manière permanente ou qui acceptent les frontières de 1967 de manière provisoire, les Palestiniens sont unanimes sur le fait que la capitale de l’Etat palestinien, quelle que soit son étendue, doit être Al-Quds Est. Aujourd’hui, les Américains ont rayé cela de manière définitive. 

Les Américains, les (prétendus) parrains des négociations et garants des accords – lorsqu’ils aboutissaient –, déclarent à nous tous et aux Palestiniens qu’Al-Quds ne fait pas partie des négociations, que c’est terminé, que ce n’est pas un sujet de débat, de négociation ou même de discussion. Si les négociations se poursuivent, il faudra parler d’autres choses, mais (en aucun cas) d’Al-Quds. Qu’est-ce que cela signifie ? Pour ceux qui sont intéressés par les négociations et par ce qu’on appelle « le processus de paix », en toute clarté et en toute franchise, certains l’ont déclaré, hier, Trump a tiré la balle ultime (et fatale) sur ce processus. Et certains ont même déclaré que c’était un processus mort-né dès le départ, mais que Trump a eu le courage d’annoncer son décès. Mais il y a peut-être encore, dans le monde arabe, des gens qui insistent pour affirmer qu’il est encore en vie. 

Un autre danger – et je conclurai (le premier point) là-dessus – également en ce qui concerne ce qui se trouve en dehors d’Al-Quds, lorsque les Etats-Unis ont l’audace de s’en prendre à ce qui est le plus cher aux Palestiniens, aux Arabes, aux musulmans, aux chrétiens, aux mondes arabe et islamique, et de s’en emparer ainsi – je parle d’Al-Quds –, demain, que sera donc le sort de la Cisjordanie ? Que sera le sort du Golan (territoire syrien occupé) ? Des fermes de Cheb’a et des collines de Kafar Chouba (territoires libanais occupés) ? Et de toute autre chose ? Lorsqu’ils ont l’audace de s’en prendre à ce qui t’est le plus cher, le plus saint, sans rien craindre, sans prendre le moindre élément en considération, comment se comporteront-ils donc avec ce qui lui est incomparable en sainteté, en importance, et (pèse infiniment moins) sur les aspects de la civilisation, des sentiments (nationaux), de la religion ? Et c’est pourquoi toutes les autres causes qui sont l’objet d’une lutte avec l’ennemi israélien seront menacées, surtout si on se tait face à cette dangereuse décision. Ce ne sont que quelques-uns des dangers, énoncés de manière rapide.

Maintenant, si on s’arrête et qu’on y réfléchit posément, qu’on y consacre un peu de temps, 24 heures, deux ou trois jours, que les gens s’assoient et y réfléchissent (ensemble), on découvrira beaucoup (d’autres) dangers contenus dans cette décision, surtout si elle ne rencontre que le silence, car au-delà de ce qui touche au conflit israélo-arabe, l’un des plus grands dangers est que les Américains n’aient plus aucune retenue ou limite (pour) tout ce qui se trouve dans le monde arabe et musulman. Car la communauté qui se tait face au viol d’Al-Quds, arrachée de force à son histoire, à sa civilisation, à son cœur, à sa raison, à son âme et à ses sentiments (les plus profonds) est une communauté qui peut abandonner n’importe quelle autre chose, qu’elle ait un lien avec le conflit israélo-arabe ou avec toute chose qui susciterait les ambitions ou la convoitise de l’administration américaine.  

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Suite à venir